Contrôle inspection du travail sur chantier : les 7 documents intérim à avoir prêts leurs temporaires ?
Les contrôles de l’inspection du travail sur chantier ne sont pas rares — et, bien au contraire, ils sont de plus en plus fréquents dans le BTP, l’industrie et la maintenance technique. Par conséquent, les entreprises utilisatrices qui emploient des travailleurs intérimaires doivent être en mesure de présenter rapidement un certain nombre de documents obligatoires.
Contrôle inspection du travail sur chantier : les 7 documents intérim à avoir prêts leurs temporaires ?
Or, dans la pratique, beaucoup de non-conformités ne viennent pas d’une fraude volontaire, mais plutôt d’un manque de préparation ou d’une mauvaise coordination documentaire entre le chantier, le service RH et l’agence d’intérim.
C’est pourquoi il est essentiel d’anticiper. Voici donc la liste des 7 documents intérim à avoir prêts en cas de contrôle — ainsi que quelques bonnes pratiques pour sécuriser votre organisation.
Pourquoi les intérimaires sont-ils vérifiés lors d’un contrôle chantier ?
Tout d’abord, il faut rappeler que les travailleurs intérimaires sont pleinement concernés par les contrôles. En effet, même s’ils sont employés par une agence, ils travaillent sous la responsabilité opérationnelle de l’entreprise utilisatrice.
Ainsi, lors d’un contrôle, l’inspecteur peut vérifier notamment :
- la légalité de la mission
- les conditions de sécurité
- les habilitations
- le respect des règles sociales
- la traçabilité des documents
Autrement dit, l’intérim ne réduit pas les obligations — il ajoute un niveau de coordination.
Le contrat de mission ou la preuve de mise à disposition
En premier lieu, l’inspection peut demander la preuve que le travailleur est bien présent dans un cadre légal d’intérim.
Il peut s’agir :
- du contrat de mission
- ou, à défaut immédiat, de la confirmation de mise à disposition
- ou de la fiche de liaison agence–entreprise
Même si le document complet est détenu par l’agence, le chantier doit pouvoir justifier la présence du travailleur.
La fiche d’accueil sécurité chantier
Ensuite, un point très souvent vérifié concerne l’accueil sécurité. En effet, chaque intérimaire doit avoir reçu les consignes adaptées au site.
Il est donc fortement recommandé d’avoir :
- la fiche d’accueil signée
- la date de briefing
- les risques expliqués
- les EPI requis
De plus, cette traçabilité protège l’entreprise en cas d’accident.
Les habilitations et autorisations nécessaires
Selon le poste occupé, certaines habilitations sont obligatoires. Par conséquent, elles doivent être disponibles immédiatement.
Par exemple :
- habilitation électrique
- CACES
- travail en hauteur
- conduite d’engins
- autorisation interne de conduite
Idéalement, une copie doit être accessible sur chantier, même si l’original est archivé ailleurs.
La preuve de fourniture des EPI
Par ailleurs, la question des équipements de protection individuelle est presque systématiquement abordée.
Il faut donc pouvoir démontrer :
- quels EPI sont requis
- qui les fournit (agence ou entreprise)
- que le travailleur en est équipé
que le port est contrôlé
En pratique, une checklist EPI par poste est une très bonne solution
Le registre du personnel / traçabilité de présence
Même si l’intérimaire n’est pas salarié direct de l’entreprise utilisatrice, sa présence doit être traçable.
Ainsi, doivent être disponibles :
- registre de présence chantier
- badge d’accès
- feuille d’heures
- planning équipe
En d’autres termes, l’inspection doit pouvoir vérifier qui travaille, quand, et sur quel poste.
La carte BTP (si activité concernée)
Dans le secteur du BTP, la carte BTP est obligatoire — y compris pour les intérimaires.
Par conséquent :
- elle doit être active
- liée au bon employeur (agence)
- présentable sur demande
- cohérente avec l’identité du travailleur
L’absence de carte peut entraîner une sanction, même si la mission est par ailleurs régulière.
Les documents liés au détachement (si travailleurs étrangers)
Enfin, si des travailleurs intérimaires sont détachés depuis l’étranger, des documents supplémentaires sont requis.
Notamment :
- déclaration préalable
- formulaire A1
- représentant en France
- déclaration plateforme officielle
Dans ce cas précis, la coordination avec l’agence est absolument essentielle.
Bonnes pratiques : comment éviter le stress lors d’un contrôle ?
D’une part, il est conseillé de centraliser les documents chantier dans un dossier unique — papier ou numérique. D’autre part, il est utile de désigner une personne référente capable de répondre rapidement.
En complément, travailler avec une agence structurée permet de :
- sécuriser les habilitations
- vérifier les documents en amont
- préparer les dossiers mission
réduire le risque de non-conformité
Conclusion
En définitive, un contrôle de l’inspection du travail sur chantier ne doit pas être perçu comme une menace, mais plutôt comme un test d’organisation et de traçabilité. En effet, dès lors que les documents sont préparés en amont, que les habilitations sont vérifiées et que la coordination entre le chantier, le service RH et l’agence est fluide, le contrôle peut se dérouler de manière sereine et maîtrisée.
Autrement dit, la conformité ne se gère pas le jour du contrôle — elle se construit dès la préparation de la mission, puis se suit tout au long de son déroulement. C’est pourquoi l’anticipation, la centralisation documentaire et les bons réflexes opérationnels font toute la différence.
Enfin, en tant que praticien de terrain, ATERIMA accompagne concrètement ses clients dans cette démarche : vérification des dossiers intérimaires, contrôle des habilitations, préparation documentaire, et bonnes pratiques chantier. L’objectif est simple : sécuriser vos missions, protéger vos équipes et réduire votre risque conformité — de façon pragmatique et opérationnelle.